Observations

👉 Le rapport du commissaire enquêteur est en ligne avec ses conclusions...la synthèse (Page 143) 🔎 :
"...les projets :
UTNS n· 1 : Les Chenons
UTNS n• 2 : La Joyère
UTNS n• 7 : Combe de la Creuse
ne sont pas jugés prioritaires et les projets seront supprimés du dossier UTNS du SCoT..."
💪 -> télécharger le rapport : drive.google.com/file/d/1ozfPoPehuWi_9-UQ5UB-Ti_FKxCt0j9t

"Ce paysage ne nous appartient pas, nous l'empruntons à nos enfants" - Boris Vian 1928-1959
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⚠️⚠️⚠️Ce lundi 9 Mars à 20h30 à l'Espace Grand-Bo, rencontre avec la nouvelle équipe d'André Perrillat, c'est l'occasion de lui poser des questions sur son nouveau programme ⚠️⚠️⚠️ ... See MoreSee Less

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👉Un groupe de résidents secondaires du Grand Bornand sont en train de créer une association, voici leur communiqué:

L’actuel mouvement pour la défense du site de la Joyère, représenté en particulier par l’association « Protégeons la Joyère », montre l’utilité d’une information mieux et plus rapidement partagée sur les projets de la mairie. Si les habitants permanents du Grand Bornand ont déjà des difficultés à être informés en temps voulu de ces projets, les propriétaires de résidences secondaires n’apprennent le plus souvent l’existence des projets que par le bouche à oreille et n’ont pratiquement pas la possibilité de donner leur avis malgré leur contribution au budget de la commune via les impôts locaux. Ainsi, la durée limitée des enquêtes publiques rend le manque d’information préalable très pénalisant pour tous les habitants, et particulièrement pour les propriétaires de résidences secondaires.
Pour remédier à cette situation, nous proposons de créer une association regroupant les propriétaires de résidences secondaires en nous inspirant de ce qui a été développé avec succès à la Clusaz. Ainsi, l’association des Résidents de la Clusaz, créée il y a plus de 20 ans, a pour objet principal la défense de l’environnement et du cadre de vie de la commune, avec l’ambition d’être force de proposition ou d’opposition sur le sujet. Cela touche en particulier l’aménagement et le développement touristique et sportif en privilégiant le respect du site, des ressources naturelles et la cohérence architecturale et esthétique (voir le site de cette association arlc.la-clusaz.com/).
Avec l’aide précieuse de la présidente fondatrice de cette association, Madame Mireille Sertout, quelques propriétaires de résidences secondaires du Grand Bornand se proposent de fonder une association équivalente au Grand Bornand. Dans ce but, si vous êtes intéressés par une telle association, voire même si vous souhaitez aider à sa création, vous pouvez nous contacter par e-mail à l’une des adresses suivantes :
jyboivin@free.fr
jf.mug@orange.fr
aapy.legrand@wanadoo.fr
Cela nous permettra de vous envoyer plus d’informations en retour, de manière rapide et sans frais. Nous espérons que vous pourrez également servir de relais pour faire connaître l’association.
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎Observation n°2514 (Web)
Par Pascal Borghini (👉Confédération Paysanne de Haute-Savoie)
Déposée le 8 janvier 2020 à 17h21
La Confédération Paysanne est un syndicat agricole représentatif au niveau départemental et national. Elle est porteuse d’un projet qui promeut une agriculture capable de relever les défis alimentaires, sociaux et environnementaux du présent et de l’avenir. Pour pouvoir le mettre en œuvre il est à la fois indispensable d’avoir des paysans nombreux et formés, mais aussi des politiques publiques adaptées. A ce titre, l'élaboration d'un SCoT fait partie des outils nécessaires pour construire un avenir viable et vivable. Nous souhaitons donc apporter notre contribution à cette enquête publique et à la massive mobilisation citoyenne qui a émergé suite au porté à connaissance du projet de SCoT Fier-Aravis.

Comme l’a démontré la nombreuse participation de jeunes à la réunion publique du 6/01 à Thônes, ceux-ci sont inquiets pour le devenir de ce territoire et son avenir. A la lecture des documents mis à disposition, nous ne pouvons que partager ces interrogations.

Alors que le territoire des Aravis a construit sa spécificité et son image en partie grâce à ses productions agricoles de qualité (avec notamment deux fromages AOP dont il est le berceau) et un bon équilibre entre les différentes activités économiques, nous constatons que le projet présenté est un changement d’échelle et de nature qui va à l’encontre des enjeux à venir.

Une révision insuffisante pour la préservation des terres agricoles
Alors que la circulation massive des marchandises ne pourra se poursuivre indéfiniment, la résilience d’un territoire c’est en premier lieu sa capacité à augmenter son autonomie alimentaire. Le projet de diminution des surfaces destinées à l’artificialisation est un premier pas qui mérite d'être encouragé et renforcé, et ce d’autant plus que ce sont le surfaces à fort potentiel agricole qui ont déjà largement disparues. Il faut donc faire plus aujourd'hui et se fixer un objectif ambitieux pour atteindre 0% de consommation foncière en Haute Savoie.

Nous invitons les élus locaux à traduire en acte ces ambitions qui sont également portées par le gouvernement1, le préfet de Haute Savoie2, et la mission d’information commune de l’Assemblée Nationale sur le foncier agricole3.
Plus spécifiquement pour conserver de nombreuses fermes à taille humaine dont la viabilité est totalement dépendante du respect des cahiers des charges AOP, il est indispensable de conserver toutes les surfaces agricoles de vallée.
Quant au principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) seul Eviter est à mettre en œuvre et Compenser est inacceptable dans les espaces naturels et agricoles.

Des objectifs de croissance de la population permanente et touristique inadaptés
Ce territoire enclavé ne pourra pas supporter une croissance de population touristique et résidente infinie. Elle se fera au détriment des résidents locaux permanents, du fait du surenchérissement de l’accès à l’habitat locatif ou en propriété.
De plus le projet d’ascenseur valléen aura un effet d’aspirateur vers des espaces aujourd’hui préservés et va contribuer à générer un flux de circulation supplémentaire alors que le trafic routier a atteint un niveau incompatible avec la qualité de vie des riverains et la préservation d’un environnement sain.

L'eau, une ressource insuffisamment prise en compte
Sécheresse 2018, stress hydrique 2019, alerte à l'eau potable à la Clusaz et aux Villards sur Thônes les impacts du changement climatique sont déjà présents et vont s’accentuer. La ressource en eau doit donc être partagée parcimonieusement. La consommation haussière de l'eau pour des activités de loisirs menace l’environnement et la population des communes proches mais également des communes en aval.
La Confédération paysanne est donc opposée à la création de retenues collinaires au remplissage incertain sur des surfaces fertiles pour des usages non vitaux. De plus le risque d’adjuvants pour faciliter la production de la neige artificielle n’est pas exclue ce qui entrainerait une pollution supplémentaire. Nous rejetons donc ces projets d’installation.

Le tout ski plutôt que l'agriculture de qualité ?
Le choix annoncé dans le SCoT d’un développement touristique anachronique générateur de nombreuses externalités négatives transformera un espace remarquable en un lieu banalisé pour une clientèle peu soucieuse des défis planétaires à venir. Au contraire, les filières agricoles ont su tirer parti des potentialités renouvelables du territoire, en structurant une agriculture spécifique et un savoir-faire original. Nous ne souhaitons pas faire partie de la génération qui gaspillera ce potentiel emprunté à nos enfants.
Pour la Confédération Paysanne, les projets d'UTN doivent donc être retirés du SCOT. Cela permettra de sauvegarder les particularismes qui ont fait la renommée des Aravis et qui ont permis à des générations de vivre dans ce milieu montagnard.

1 « Limiter la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers pour atteindre l'objectif de zéro artificialisation nette » Plan Biodiversité, adopté lors du comité interministériel du 4 juillet 2018, Axe 1.3.
2 Discours à la session Chambre d’Agriculture du 29 novembre 2019
3 Plus exactement celle-ci vise « la neutralité en termes de dégradations des terres » Rapport d’information déposé le 15 décembre 2018 par la mission d’information commune sur le foncier.
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°414 (Web)
Par Jean-François Arragain (👉 Administrateur référent, F.N.E. Haute-Savoie)
Déposée le 16 décembre 2019 à 09h41
Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Contribution de FNE Haute-Savoie à l’enquête publique sur le SCoT arrêté Fier -Aravis

Le projet de SCoT Fier – Aravis arrêté le 28 août 2019 appelle tout d’abord de la part de FNE Haute-Savoie un certain nombre de remarques d’ordre général.
Le SCoT opposable est entré en révision moins de 4 ans après son approbation, ce qui peut apparaître comme un délai un peu court. Mais les motifs exposés pour justifier la prescription de la révision apparaissent comme convaincants, tout particulièrement la volonté exprimée de traduire dans le SCoT le projet de territoire de la CCVT de 2015.
En revanche, FNE Haute-Savoie est beaucoup plus dubitative sur le parti adopté de proposer un « SCoT à 10 ans ». En effet, le projet de SCoT arrêté ne va pas au-delà de la limite temporelle fixée par le SCoT opposable (2030). Certes, on peut comprendre la prudence manifestée par les élus dans le contexte d’une intercommunalité susceptible d’évoluer dans les prochaines décennies, à l’échelle du grand Bassin annécien. Mais en même temps, force est de constater – compte tenu de la nature des projets d’aménagement envisagés en matière touristique – que le pas de temps choisi n’est certainement pas le bon, si l’on veut vraiment prendre en compte toutes les conséquences du changement climatique et notamment l’évolution prévisible de l’enneigement. Du fait de l’introduction dans la révision d’un nombre conséquent d’UTNs (au nombre de 8 + 2 projets complémentaires), il nous aurait semblé souhaitable d’envisager un SCoT pour une durée minimum de 15 à 20 ans.
Une deuxième réserve – encore plus prononcée que la précédente – tient à la manière dont sont présentés les projets UTNs. Au vu des textes en vigueur, nous réaffirmons qu’un dossier UTN, que ce soit en procédure individualisée ou dans un SCoT, doit fournir « les mêmes éléments d’évaluation » sur les plans « environnement » et « opportunité et équilibre économique ». Certes nous comprenons parfaitement que le SCoT n’offre pas le même degré de précision sur les projets et passe par des modalités de présentation allégées, mais nous considérons comme indispensable une information minimale pour apprécier, d’une part les enjeux environnementaux, au niveau de CHAQUE projet, et d’autre part la viabilité économique de CHACUNE des UTNs proposées.
Nous considérons que les documents proposés par la CCVT demeurent nettement en deçà de l’information minimale indispensable. En matière d’évaluation environnementale, il n’y a manifestement pas eu d’investigation poussée sur le terrain, ce qui explique pour chaque projet un rendu beaucoup trop succinct issu de données essentiellement bibliographiques et la quasi absence de développements sur les impacts cumulés des projets. A titre d’exemple, nous mentionnerons le cas du Plateau de Beauregard, site Natura 2000, pour lequel il manque à la fois un état initial environnemental robuste et un bilan des effets cumulés des deux projets : ascenseur valléen (UTNs N°8) et liaison Beauregard / Croix Fry (projet complémentaire A).
L’E.I.E. semble même ignorer complètement certains projets comme le contournement ouest de la ville de Thônes ou encore l’aménagement de La Mottaz sur la commune du Grand Bornand (projet complémentaire B).
Plus globalement, l’état actuel du dossier ne permet pas d’être assuré que les secteurs destinés à être aménagés ne comportent pas d’espèces protégées ou emblématiques, comme le tétras lyre (possiblement impacté par des projets touristiques localisés au contact de boisements ou de prairies d’altitude).
S’agissant des espèces protégées, nous ne saurions trop conseiller aux concepteurs du SCoT de prendre connaissance du tout récent arrêt du Tribunal Administratif de Grenoble (délibéré après l’audience du 29 octobre 2019) concernant l’annulation de l’arrêté préfectoral du 12 mai 2017 autorisant la société Grand Massif à procéder à l’aménagement de la combe de Coulouvrier (commune de Samoens). Entre autres motifs d’annulation, le juge administratif a retenu qu’ « il n’existe aucune raison impérative d’intérêt public majeur justifiant l’autorisation de destruction d’espèces protégées ».
La séquence Eviter Réduire Compenser (ERC) n’est pas pas prise en compte de manière correcte par le projet de SCoT révisé qui occulte de manière quasiment systématique le premier temps de l’analyse, celui de la recherche de l’évitement, en contradiction avec les dispositions relatives aux SCoT prévues à l’article R141-2 du code de l’urbanisme. Les 8 UTNs ne font l’objet d’aucune mesure ERC.
De la même manière, au plan économique, compte tenu du poids des investissements envisagés, il faudrait pouvoir s’assurer de l’équilibre économique des projets et globalement de leur impact sur l'économie générale du SCoT. Ce que ne permet pas vraiment le niveau des documents produits.

++++++++++++++++++++++++++++++
Le présent avis a été construit en suivant le déroulé des six chapitres qui composent le DOO du SCoT arrêté.

■ La question de la consommation foncière dédiée à l’habitat
Le maintien de l’équilibre entre l’aménagement et les espaces agricoles et naturels est le premier des six axes stratégiques retenus par le projet de territoire de la CCVT en 2015. Le SCoT en révision confirme cette volonté en affichant un objectif de consommation en extension diminué de 60 ha.
FNE Haute-Savoie enregistre positivement cette évolution mais considère néanmoins que le niveau de consommation envisagé reste trop élevé (urbanisation – principalement en extension de l’enveloppe urbaine – de près de 118 ha). Globalement, le territoire de la CCVT a affiché au cours des 5 dernières années un taux de croissance démographique annuel de 0,9% nourri davantage par l’excédent naturel que par le solde migratoire. Il est donc soumis à une pression démographique moindre que celle observée dans beaucoup d’autres territoires du département. Cette situation qui aurait pu être perçue comme une chance semble au contraire avoir été considérée comme un handicap par les concepteurs du SCoT en révision qui ont choisi de maintenir l’hypothèse de trajectoire démographique du SCoT opposable (+ 1,2% par an), générant ainsi une forte augmentation du rythme de production des logements neufs d’ici 2030 : 1240 pour assurer le maintien de la population – ce qui est recevable –, 1643 pour assurer l’accueil de nouveaux ménages – ce qui nous interroge davantage –. Nous voyons là un risque de créer de nouveaux déséquilibres au bénéfice des résidences secondaires dont il faudrait pourtant réduire la part dans l’ensemble des opérations de construction, au regard de l’objectif de limitation de l’augmentation du nombre de lits froids. Ce n’est manifestement pas le parti adopté pour la révision du SCoT qui opte pour une majoration de +30 % au titre des résidences secondaires dans les stations.
Nous regrettons également de constater qu’en l’état actuel, le SCoT arrêté n’encourage pas suffisamment les efforts de densification qui sont demandés aux communes lors de l’élaboration ou de la révision de leurs documents d’urbanisme. L’autorité environnementale en fait d’ailleurs la remarque : « De plus, les densités de logements collectifs (40 logements à l’hectare à Thônes et dans les pôles secondaires, 25 à 30 pour les autres pôles) annoncées dans le DOO paraissent faibles au regard des opérations réalisées récemment » (avis délibéré de la MRAE p 13).
Enfin nous souhaitons attirer l’attention sur la nécessité d’inscrire dans le temps la consommation des potentialités d’urbanisation. L’observation des PLU en cours d’élaboration ou de révision montre que nous ne sommes pas très loin d’atteindre les limites des enveloppes urbaines qui doivent être considérées comme intangibles, sauf à
emettre complètement en cause l’objectif affiché d’équilibre entre l’aménagement et les espaces agricoles et naturels. La préoccupation de maintenir des capacités d’accueil au- delà de 2030 devrait donc être clairement intégrée dans le SCoT révisé.

■ Les activités économiques, artisanales et commerciales FNE Haute-Savoie a tout à fait conscience de l’importance de la question des zones d’activités, puisque celles-ci concentrent le ¼ des emplois proposés sur le territoire.
L’héritage des politiques d’aménagement passées est loin d’être satisfaisant : l’insuffisance de la vision intercommunale - que l’on retrouve à maints endroits dans le département – a entraîné une multiplication des zones d’activités (au nombre de 31) souvent très proches les unes des autres (carte p 29 du DOO), sur des surfaces modestes (très majoritairement inférieures à 5 ha) et sans envisager réellement les possibilités de mutualisation.
Le SCoT opposable en offrant la possibilité de réserves foncières de 2 ha par commune n’a pas permis de corriger cette tendance négative et a pesé sur l’élaboration de certains PLU.
A contrario, le SCoT arrêté marque de très réels progrès : coup de frein à la consommation de l’espace dédié aux extensions des zones d’activités (de 40 à 12 ha) ; priorité accordée à l’optimisation de l’existant ; hiérarchisation des zones (structurantes et secondaires) ; intention de prise en compte de l’objectif de qualité paysagère et environnementale ; concentration de l’activité commerciale dans les polarités.
Un regret cependant : dans la réponse aux besoins estimés, l’absence d’intégration du potentiel foncier au sein des ZA existantes, que l’EIE, estime pourtant entre 8,5 et 7,1 ha. (évaluation que l’Autorité Environnementale considère d’ailleurs comme sous estimée).
Compte tenu de l’abandon du projet d’extension de la zone d’activité des Iles à La Balme-de-Thuy suite à l’avis défavorable de la CDNPS, et sous réserve d’une mise en œuvre satisfaisante de la séquence Éviter – Réduire – Compenser dans l’opération d’extension de 4,3 ha de la zone d’activité du Vernay à Alex ( intersection de la zone humide « Le Pont Nord - Les Lovins Est » ), ainsi que de la prise en compte de la zone humide « Les Poches Sud-Est - Pré Chamot » et de la ZNIEFF de type II « Chaîne des Aravis » intersectées par l’extension de 1,61 ha de l’espace économique secondaire des Potais situé sur le territoire de la commune du Grand Bornand, FNE Haute-Savoie, se prononce favorablement sur le volet activités économiques du SCoT arrêté.

■ Le changement de dimension touristique et ses impacts
La thématique du tourisme est au cœur du processus de révision du SCoT et il apparaît clairement qu’en matière de développement touristique, la CCVT a décidé de changer radicalement de paradigme : l’objectif d’un développement équilibré du tourisme affirmé dans le SCoT de 2011 a laissé place à une stratégie qui vise aujourd’hui explicitement la clientèle internationale avec l’adoption des standards correspondants. Le modèle de développement touristique adopté est celui des stations d’altitude de Savoie appliqué ici à des domaines skiables étagés entre 930 M et 2480 M d’altitude. Pour FNE Haute-Savoie, il n’est pas admissible que ce modèle ait été considéré comme l’unique perspective d’évolution. D’autres scénarios auraient dû être envisagés et comparés, notamment au regard des critères environnementaux, et dans la perspective de conforter l’identité propre à chacune des stations :
- « Créée en 1926, La Clusaz est une station de sports d’hiver et d’été marquée par le caractère authentique de son village. Son cadre naturel est celui d’une station de moyenne montagne. » (Diagnostic et état initial de l’environnement p 214). « En référence à d’autres domaines faciles comme Samoëns/Morillon ou très techniques comme Val Thorens, on voit que le domaine se situe sur une offre intermédiaire susceptible de satisfaire une clientèle large, familiale comme sportive.» (Ib. p 218)
- A Manigod, «70 % des forfaits vendus sur la commune concernent uniquement le domaine de Manigod. Il s’agit d’une clientèle familiale qui recherche un petit domaine relativement facile et peu élevé. » (Ib. p 215)
- Au Grand-Bornand, « le domaine est homogène : l’ensemble des secteurs proposent toutes les gammes de difficultés à l’exception du Lachat, réservé aux bons skieurs. En référence à d’autres domaines faciles comme à Samoëns/Morillon ou plus technique comme à Val-Thorens, on voit que le domaine se situe sur une offre intermédiaire à facile (bleue, rouge) » (Ib. p 234).
La réalisation de la liaison inter-stations entre Le Grand-Bornand et La Clusaz par le Danay – UTNs N°4 – autoriserait le concept et la marque de « Grand Domaine Aravis » et viendrait justifier la proposition des deux projets de complexes touristiques des Chenons (La Clusaz) et de La Joyère (Le Grand-Bornand) – UTNs N° 1 et 2 – Elle constitue le cœur du projet touristique nouveau porté par la CCVT.
Pourtant avec leurs 70000 lits, les stations des Aravis constituent déjà un ensemble qui les place parmi les « Grands » du ski alpin en France et en Europe. Le diagnostic
touristique établi par la CCVT en fait le constat : « Cette capacité d’accueil touristique positionne la CCVT parmi les grands sites touristiques des Alpes...» ( Diagnostic et état initial de l’environnement p 293 ). Par ailleurs, le SCoT en vigueur s’inscrit déjà dans une perspective de développement (création de 5250 lits touristiques à l’échéance de 2030). En l’état, les stations des Aravis affichent des résultats financiers très convenables. Le rapport présenté par la DDT à la séance de la CDPENAF du 13-11- 2019 en fait le constat : « Le contexte financier des stations des Aravis (…) est aujourd’hui sain, puisque toutes atteignent le grand équilibre (les recettes couvrant les charges et les investissements) – p 12/19.
Dans ce contexte, le besoin estimé dans le cadre de la révision de 9330 lits touristiques mérite certainement d’être interrogé. Il est probablement exagéré et ne tient que par une évaluation très pessimiste de l’érosion des lits marchands tenus par des hébergeurs professionnels et par une assimilation beaucoup trop systématique du parc des lits diffus à des lits froids.
L’augmentation prévue de 9000 lits (6000 dans les enveloppes actuelles des PLU et 3000 dans les deux premières UTNs) et les extensions envisagées du domaine skiable représentent donc à nos yeux un pari particulièrement hasardeux – tant au plan économique qu’au plan environnemental – et une sorte de fuite en avant dans le contexte du changement climatique accéléré. Une analyse précise du potentiel de réhabilitation de l’immobilier touristique marchand aurait pu déboucher sur un tout autre scénario autour de l’objectif de relancer les performances commerciales de l’existant.
Notons par ailleurs que la question de la reconquête des « lits froids » qui aurait dû être une préoccupation majeure de la révision n’est abordée que de manière marginale par le biais de l’UTNs N°3.
Le choix de proposer des projets touristiques tournés principalement vers l’hiver nous semble d’autant plus paradoxal que les Aravis présentent à nos yeux tous les atouts nécessaires pour procéder à une diversification de l’offre touristique toutes saisons.
Il serait injuste de reprocher aux concepteurs du SCoT révisé de ne pas prendre en compte l’impact du changement climatique. Il semble même que c’est la prise de conscience de l’ampleur et de l’urgence de ce phénomène qui ait déclenché l’ouverture d’une réflexion sur un nouveau projet touristique largement en rupture avec le précédent. Mais il nous semble que les conclusions tirées ne sont pas les bonnes. Elles restent dans la logique des plans neige des années 60 - 70. Le projet de SCoT révisé pense répondre au défi climatique en offrant une nouvelle « garantie neige » par la création de retenues collinaires et par un réseau d’enneigement artificiel. Outre qu’il s’agit là d’une vision à très court terme, force est de constater que la réponse posée ne va pas du tout dans le sens d’un aménagement durable d’un territoire de moyenne montagne.
La pression sur la ressource en eau générée par l’addition des différents projets semble considérable. En l’absence d’un schéma directeur de l’eau potable à l’échelle de l’intercommunalité, il ne nous paraît pas que le SCoT en révision apporte vraiment la démonstration d’une adéquation entre la ressource qui pourrait être disponible à l’avenir et l’ensemble des projets de développement urbain et touristique envisagés. Ce doute est partagé par le Comité de Massif qui a assorti son avis favorable au projet de SCoT à la condition expresse de la levée d’une réserve concernant « l’analyse des besoins en eau potable générés notamment par l’accueil de nouveaux habitants et l’augmentation des capacités d’hébergement touristique ». L’autorité environnementale tire quant à elle de cette même interrogation la recommandation suivante : « construire un diagnostic approfondi sur la gestion quantitative de l’eau sur une période annuelle complète dans le but de réinterroger si nécessaire certains projets touristiques qui en l’état n’apparaissent pas compatibles avec une gestion durable de la ressource en eau » (avis délibéré de la MRAE p 23)
L’impact paysager global des projets d’aménagement de sites encore vierges est probablement nettement sous-estimé. Le SCoT révisé autorise l’installation de plusieurs Km de liaisons câblées qui ne sont pas vraiment quantifiées et qui généreront de lourdes conséquences environnementales : contraintes supplémentaires pour les déplacements de l’avifaune, ruptures dans le continuum forestier (voir tout particulièrement le cas de la montagne du Danay), fragmentation et banalisation des paysages. De même on ne peut que regretter de ne pas pouvoir disposer d’un bilan cumulé des nombreux défrichements à opérer.
Enfin, il nous paraît nécessaire de réfléchir au devenir des équipements mécaniques envisagés à des altitudes assez modestes au-delà de la durée de vie du SCoT et à l’horizon des prochaines décennies, lorsque les conditions d’enneigement deviendront encore plus compliquées. FNE Haute-Savoie s’inquiète des conséquences des nouvelles artificialisations qu’implique la réalisation des projets présentés, des impacts de certaines constructions et des défrichements sur les paysages, et plus globalement d’une tendance à la mécanisation de la montagne que de nombreux massifs connaissent depuis longtemps mais à laquelle les Aravis avaient en grande partie échappé grâce au souci prioritaire de préservation manifestée jusqu’à ce jour par les élus (voir ordonnancement des axes stratégiques dans le SCoT de 2011). FNE Haute-Savoie regrette d’avoir à constater une certaine inflexion dans le discours de la CCVT : en effet on voit poindre une tendance à la minimisation, ou tout au moins à une certaine relativisation des incidences des aménagements des pistes de ski et liaisons câblées, au prétexte qu’ils s’inscriraient dans le paysage «communément admis» des domaines skiables et participeraient de l’identité même des espaces de montagne !

■ La question des mobilités
La question des mobilités et de la connectivité du territoire est abordée de manière pertinente dans le PADD arrêté et FNE Haute-Savoie se reconnaît parfaitement dans les trois objectifs dédiés à cette question (objectifs 15, 20 et 21).
Mais il s’agit là de bonnes intentions qui ne s’accompagnent pas nécessairement du volontarisme opérationnel correspondant.
FNE Haute-Savoie considère tout particulièrement que la proposition de réponse qui est au cœur du chapitre 4 du DOO n’est en l’état ni convaincante, ni réaliste (voir notre analyse de l’UTNs N°8 « ascenseur valléen entre Thônes et le Plateau de Beauregard » dans la revue des UTNs du document annexe à cet avis). En aucun cas, elle ne saurait constituer une réponse au surcroît de trafic provoqué par l’augmentation du nombre des résidents, le fort accroissement des lits touristiques et la poursuite de la construction des résidences secondaires.
En revanche les orientations et recommandations formulées dans ce chapitre du DOO apparaissent comme tout à fait intéressantes, notamment celles qui concernent la mise en place d’une offre de transports collectifs hiérarchisée, le développement d’un réseau de mobilité douce continu et sécurisé ou encore la perspective d’implantation d’aires de covoiturage ou de parkings relais sur des secteurs stratégiques du territoire. Le souhait de FNE haute-Savoie serait de voir un certain nombre des recommandations formulées (simples intentions sans portée juridique) converties en orientations qui s’imposeront aux documents d’urbanisme dans un rapport de compatibilité.
Le DOO semble également ouvrir la perspective d’une poursuite de réflexion dans le cadre élargi du bassin annécien, avec les autorités compétentes en matière de transport. FNE Haute-Savoie considère que cette perspective est effectivement nécessaire pour parvenir à mettre en œuvre sur le territoire de la CCVT les solutions de mobilités les plus adaptées.

■ La protection des espaces naturels, agricoles et forestiers
La préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers était plutôt bien assurée dans le SCoT de 2011. La révision de 2019 apporte quelques avancées modestes, essentiellement la réduction de 90 ha de consommation d’espace (60 pour l’urbanisation, 30 pour les zones économiques). Elle provoque surtout de nouvelles inquiétudes.
Plusieurs projets d’UTNs traversent ou jouxtent des ZNIEFF et des zones Natura 2000. Les évaluations environnementales accompagnant les différents projets sont souvent succinctes et laissent planer de forts doutes quant à leurs impacts sur les milieux naturels dans un contexte de changement climatique accéléré. Des sites encore vierges représentant parfois des milieux rares et précieux sont promis à l’aménagement.
En conclusion, pour FNE Haute-Savoie, le projet de SCoT Fier Aravis révisé apporte quelques évolutions bénéfiques en matière de consommation d’espace, même si l’objectif annoncé en matière de construction de logements nous paraît un peu sur- dimensionné. La question des activités économiques est traitée avec pertinence et le SCoT révisé ouvre un certain nombre de perspectives prometteuses sur la question des mobilités, qu’il faudra bien évidemment concrétiser dans la décennie à venir.
Mais la révision est très largement grevée par le volet tourisme qui nous paraît répondre à un pari particulièrement hasardeux et lourd de conséquences en matière environnementale. Les UTNs absentes du SCoT 2011 connaissent un développement inflationniste dans le nouveau projet arrêté. Certaines d’entre elles sont absolument antinomiques d’une adaptation au changement climatique et entraîneraient si elles étaient mises en œuvre de forts impacts sur les espaces agricoles, les paysages et les milieux naturels.
De plus, l’exposé des projets ne fournit pas les données économiques suffisantes pour apprécier leur faisabilité et leur cohérence avec l’économie même du territoire.
Compte tenu de l’inscription au SCoT révisé de ces UTNs qu’elle considère comme particulièrement problématiques, FNE Haute-Savoie émet un avis défavorable à l’exécution du SCoT en l’état. Elle souhaite que les conclusions de l’enquête publique puissent inciter le conseil communautaire à reconsidérer en profondeur le volet touristique du SCoT arrêté et à le faire évoluer vers un projet d’aménagement réellement durable, respectueux de la nature et des structures paysagères qui composent le territoire, et constituant une vraie réponse au défi climatique.

Pour F.N.E. Haute-Savoie, l’administrateur référent des dossiers d’aménagement et d’urbanisme,
Jean-François Arragain
France Nature Environnement Haute-Savoie
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10 months ago

Protégeons la Joyère

LE RASSEMBLEMENT DES MONTAGNARDS SUR LE PLATEAU DE LA JOYÈRE EST ANNULÉ

En raison des prévisions météo très incertaines et après beaucoup d'hésitations, le rassemblement des montagnards prévu ce dimanche 2 février sur le plateau de la Joyère au Grand-Bornand est annulé.

Partout dans l'arc alpin, des voix s'élèvent contre les projets démesurés de construction et extension de domaines skiables.
C'est le cas entre autres à Montricher-Albanne.
Aussi nous proposons de reporter la mobilisation des montagnards en rejoignant le rassemblement organisé le samedi 8 février dans « Les Vallons », au pied de la Pointe d’Emy afin de défendre la montagne et promouvoir un développement durable dans les Alpes.

Le mot d'ordre reste le même : « ni ici, ni ailleurs ! »
Montrons que les montagnards veulent un autre avenir sur leur territoire, venez nombreux !

Plus d'informations ici :
www.facebook.com/events/224720098525156/permalink/232165247780641/?notif_t=page_post_reaction&not...

Merci de votre compréhension et belle journée,
Le collectif Fier-Aravis
Protégeons la Joyère
PACT Tarentaise
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10 months ago

Protégeons la Joyère

👉 Notre site est en ligne, rejoignez-nous 💪!
protegeons-la-joyere.fr
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°581 (Web)
Par Frédi Meignan ( 👉Président Mountain Wilderness France)
Déposée le 19 décembre 2019 à 17h10
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Mountain Wilderness France (MW) est une association de protection de la montagne et de l’environnement, type loi 1901, reconnue d’utilité publique et agréée pour la protection de l’environnement au niveau national. Son but statutaire est « la sauvegarde de la montagne sous tous ses aspects ». L’association défend une approche globale dans laquelle « préservation du milieu naturel », « équité sociale » et « amélioration de l’économie » constituent le même défi. Pour ce faire, Mountain Wilderness a pour mission première de lutter contre l’artificialisation croissante de la montagne afin de préserver des lieux de ressourcement pour l’Homme. Mountain Wilderness vise à garantir une voie de développement respectueuse pour l’économie montagnarde, une économie qui se doit d’être plus diversifiée pour tenir compte des enjeux sociétaux et environnementaux. L’action de MW s’est vue récompensée par le Grand Prix de l’Académie des Sciences morales et politiques, délivré pour l’ensemble de son action en faveur des territoires de montagne. MW siège au Comité de Massif des Alpes, ainsi que dans un certain nombre de Commissions départementales de la Nature, des Sites et des Paysages, dont celle de la Haute-Savoie.

Nous avons pris connaissance des documents mis à disposition et nous tenons à vous faire part de nos remarques, reprenant en partie ou complétant celles que nous avons pu donner à l’occasion du passage de ce projet de SCoT devant la commission « Espaces et urbanisme » du Comité de Massif des Alpes dans laquelle nous siégeons. Cet avis pourrait se résumer ainsi : « Quelle vision globale du tourisme veut-on pour le territoire si particulier des Aravis, avec ses spécificités d’un tourisme multi-saisons, d'une agriculture florissante, d'un contexte paysager exceptionnel, d’une carte postale remarquable et très enviée ? Ce projet de SCoT gomme complètement la richesse de ce territoire en ne faisant qu'une seul offre : celle d’un tourisme tout hiver, pour une clientèle internationale à qui on offre deux Clubs Med, l’extension des domaines skiables et une liaison inter-stations pour « capter les clients de Flaine » (cela a été dit lors de la présentation du projet !)... Pas très original : c'est ce que veulent faire, hélas, toutes les stations et devenir super concurrentes, au lieu d 'être originales, diversifiées et complémentaires... Avec ce projet, on a l’impression que les élus « passent à côté » de leur territoire. »

Des paris économiques risqués faits au détriment de la spécificité du territoire ! La réalisation de l’ensemble des UTN « domaines skiables » suppose une énorme augmentation du nombre de journées skieurs pour que le massif conserve sa relative bonne santé économique. Atout France et la DDT en ont fait la démonstration lors du passage du dossier devant la commission « Espaces et urbanisme » du Comité de Massif des Alpes : alors que la situation actuelle est considérée comme « résistante », que les stations sont au grand équilibre financier et ont des réserves de capacité, que les Aravis sont un territoire sur lequel on a un tourisme été/hiver multi-activités, qui repose sur un équilibre entre activité agricole et tourisme toutes saisons, on fait le pari d’investir massivement dans le tout ski. La vraie question est : le territoire peut-il supporter les effets de ce pari ? Au niveau économique, c’est fort peu probable : le projet de SCoT prévoit des investissements extrêmement lourds à l’échéance 2030 ; pour les rentabiliser et conserver cette bonne santé économique des stations du massif, il faudrait une très forte augmentation des recettes. Actuellement le chiffre d’affaire cumulé des quatre stations du territoire est légèrement inférieur à 40 millions d’euros et permet d’atteindre ce grand équilibre ; les aménagements nécessaires à la réalisation de ce projet « Grand domaine association reconnue d’utilité publique et agréée de protection de l’Environnement au niveau national Aravis » nécessiterait d’atteindre un CA supérieur à 65 millions d’euros, soit une augmentation du nombre de journées skieurs de plus de 50 %... Cela semble impossible sachant que tendanciellement, la fréquentation a diminué de l’ordre de 12 à 14 % au plan national en dix ans, les Aravis ne subissant qu’une perte de l’ordre de 4 %. De plus, les durées d’ouvertures des domaines skiables diminuent déjà et diminueront encore avec les effets du changement climatique, rendant cet objectif illusoire. Compter pour l’atteindre sur la fameuse « clientèle internationale qui arrive à nos portes via l’aéroport de Genève et l’autoroute de Bonneville » comme argumenté lors de la réunion du Comité de Massif, est doublement illusoire car d’une part c’est le pari que font TOUTES les stations de Haute-Savoie, et que cette clientèle, qui n’est pas extensible à l’infini, n’ira pas chez l’un si elle va chez l’autre, et d’autre part, ce modèle repose sur le principe de « l’avion gratuit », ou quasiment gratuit (nous parlons ici des vols « low costs ») dont la pérennité à l’échelle de la durée du SCoT est loin d’être assurée, pour des raisons structurelles (coût des carburant, taxes carbone qui vont bien finir par toucher les transports aériens) et sociétales (voir les effets déjà mesurés du « flygskam », la « honte de prendre l’avion, qui touche particulièrement les catégories socio-professionnelles qui composent cette fameuse « clientèle internationale »). On notera au contraire que la faible baisse relative de journées skieurs du massif Aravis actuel dénote plutôt d’une bonne adéquation du territoire avec la demande de la clientèle. Rappelons les derniers chiffres communiqué par Jean Berthier, d’Atout France, lors du colloque "Le tourisme dans le massif alpin, bilans et perspectives" du 5 février 2016 à la CCI de Grenoble : sur 11 milliards d'€ dépensés par an en montagne par les touristes, 4,81 milliards le sont dans les stations, 6,13 milliards en montagne dans le périmètre hors stations... soit plus de 56 % ! Avec ses stations villages les Aravis, n’ayant pas rejoint le club des « grandes » qu’elles visent malheureusement, sont encore bien placées pour
proposer un tourisme ancré dans le territoire qui ne soit pas axé que sur le km de ski et le nombre de canons à neige installés ! Et de ce fait, ce territoire de montagne est bien plus résilient au changement climatique que ne peuvent l’être ces grandes stations que ce projet vise à singer...

Au niveau paysages et environnement, c’est une catastrophe annoncée ! Le projet de SCoT n’assume d’ailleurs pas ces impacts prévisibles : peu voire pas de réponses sur le volet paysager, rien sur l’insertion paysagère. Avec la liaison par le Danay, on investi de superbes paysages, visibles de l’ensemble du massif, et des corridors écologiques. Ce projet, de part ses impacts sur les paysages, l’agriculture et l’environnement, couplé au risque économique, va dégrader l’équilibre structurel de ce territoire dans lequel les stations, stations-villages d’ailleurs, ne sont que l’un des éléments de l’attractivité. De plus, aucune prospective n’est réalisée sur deux points pourtant fondamentaux : la ressource en eau et le réchauffement climatique. Le dossier aurait dû intégrer ces données alors que le développement touristique envisagé est quasi intégralement tourné vers le ski, et ce à des altitudes situées majoritairement sous 2000 m. Dans le contexte actuel, ce n’est pas la « recherche de la neige vers le haut » avec l’équipement de la combe de la Creuse, un petit paradis qu’on mettrait ainsi à mal, qui peut témoigner de la prise en compte du réchauffement... Au contraire, l’UTN prévue en versant Est du mont Lachat, outre un impact fort dans un versant vierge (paysage et faune), nécessitera le recours à l’enneigement artificiel dans un massif où la problématique en eau est majeure.

Concernant les logements touristiques, la mise en place de deux centres de vacances pour plus de 3000 lits sans qu’aucune étude concernant la réhabilitation des lits froids n’ait été faite ne saurait répondre à l’enjeu, d’autant plus que les emplacements choisis pour installer ces équipements posent de nombreux problèmes : confiscation de terres agricoles sur lesquelles des agriculteurs ont construits des projets de vie, difficultés d’intégration paysagères, en particulier du fait des fortes co-visibilités liées à la disposition du massif. Ces besoins sont susceptibles d’être couverts en grande partie par les droits à construire déjà ouvert dans les PLU en vigueur actuellement et un effort sur les réhabilitations de lits froids. Le club vacances du Grand-Bornand crée un nouveau pole d’urbanisation en association reconnue d’utilité publique et agréée de protection de l’Environnement au niveau national discontinuité, répondant en cela à la volonté des opérateurs type « Club Med » de proposer à leur clientèle un pôle isolé, pour ne pas dire hors sol, et offrant une vue 360 °, mais pose un problème d’intégration paysagère et met à mal des terres agricoles
nécessaires aux exploitants pour assurer la pérennité de leur activité ; celui de la Clusaz s’inscrirait dans un site proche du lac des Confins et posant lui aussi des problèmesd’intégration, de respect des milieux naturels et de l’ « esprit des lieux ». Dans les deux cas, les problèmes d’eau (quantité, adduction, traitement) confortent notre avis défavorable. L’UTN structurante n°3, sur la commune de Saint Jean de Sixt, prévoyant la réhabilitation
d’un ancien centre d’action sociale pour accueillir principalement des scolaires et des jeunes, va elle dans le bons sens.

Concernant les mobilités, la saturation des axes est déjà observée en saison et le SCoT neprésente pas de solutions pour résoudre cette question, ni permettre d’envisager un réel basculements des modes d’accès utilisés en remplacement de la voiture individuelle. La liaison par le Danay ne nous semble pas répondre à un objectif de transport public, mais à une volonté d’affichage d’un nombre important de km de pistes de ski par l’addition
artificielle des linéaires des pistes des deux grands domaines skiables du massif : la promenade en télésiège ne remplacera pas une navette efficiente ! La liaison Thônes- Beauregard, intéressante sur le papier (on fait un ascenseur valléen, c’est à la mode et subventionnable) posera de vrai problème d’intégration paysagère et d’impact sur les milieux (zones humides notamment). Il ne résoudra pas les problèmes de saturation routière d’accès à Thônes depuis Alex ou Dingy. L’augmentation des émissions de GES sous-tendue par le projet global ne répond pas aux objectifs fixés par le gouvernement pour lutter contre le réchauffement climatique.

Conclusion
Le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales indique sur son site Internet que le « SCOT doit respecter les principes du développement durable. [...] Il permet d’établir un projet de territoire qui anticipe les conséquences du dérèglement climatique, et les transitions écologiques, énergétiques, démographiques, numériques... » Avec ce projet de SCoT, comme le soulignent à la fois le Préfet et l’Autorité environnementale, le contrat n’est pas rempli, il y a erreur d’orientation.

Mountain Wilderness donne donc un avis globalement défavorable au projet de Schéma de Cohérence Territoriale Fier-Aravis, qui n’a pas su prendre en compte les enjeux du XXIème siècle pour le développement équilibré d’un territoire de montagne qui porte pourtant en lui tous les atouts permettant de réussir une transition du tourisme que les évolutions du climat et des clientèles nous imposent.

Toutes les stations rêvent des atouts des Aravis ; les Aravis veulent les détruire pour ressembler à tout le monde !

Pour Mountain Wilderness,

Frédi Meignan,
Président
Mountain Wilderness France
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2459 (Web)
Par Jeremy Janody ( 👉Président du Bureau des Guides d’Annecy)
Déposée le 8 janvier 2020 à 15h12

Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Je prends votre attache en ma qualité de Président du Bureau des Guides d’Annecy, habitant la commune de Alex 74290 et acteur majeur du tourisme de montagne dans la région d’Annecy et des Aravis.

J’attire votre attention sur cette révision du SCOT et notamment le chapitre 3 du documents 2.4. DOCUMENTS D’ORIENTATION ET D’OBJECTIFS UTN 1 à 8 qui est à mon sens complétement incohérent en termes d’orientation puisque de toute évidence, les solutions proposées : installations de remontées mécaniques et de piste de ski supplémentaires pour créer un « grand domaine Aravis » ne sont pas des solutions adaptées au problème du réchauffement climatique en montagne.

Au contraire, elles vont engendrer une rétrogradation de nos montagnes en favorisant un tourisme générateur de plus de CO2, de nuisances ainsi que la destruction d’immenses espaces ou sanctuaires naturels jusqu’alors protégés qui constituent l’attrait même, la richesse et l’avenir de notre territoire.

Par ailleurs, ce projet constitue un aspect « élitiste » de la montagne qui se tourne vers une clientèle de skieur alors qu’aujourd’hui 7 touristes sur 10 ne sont pas skieurs dans les Aravis. Ce projet s’adresse donc à un public restreint alors qu’à coût égal, des aménagements ou des politiques territoriales pourraient être menés pour toucher un public plus large de piétons, raquettistes, cyclistes ou d’autres activités moins onéreuses et porteuses de plus de valeurs ajoutées pour le territoire.

Je détaillerai par la suite les propositions émises par le Bureau des guides et dont nous sollicitons de votre part, toute votre attention.

Aussi, par le biais de la présente, je souhaite vous faire part de ma plus profonde réprobation et de mon indignation sur le fait que les acteurs de la montagne dans les Aravis n’ont pas été consultés dans leur totalité sur leurs besoins et leurs attentes. Il s’agit là d’une erreur majeure qui démontre

un manque de travail et de remise en question mais également un manque de concertation ainsi qu’une absence de vision à long terme, sans compter l’ignorance en termes d’alternative touristique.

En outre, les Guides de haute montagne et accompagnateurs du Bureau d’Annecy, mais aussi dans les Aravis, sont les témoins majeurs de l’évolution de notre territoire d’altitude: la montagne se meurt à cause du dérèglement climatique, les glaciers fondent. Il y a lieu de constater également des éboulements, des glissements de terrains ainsi que la sécheresse des nants et courts d’eau, la saturation des hébergements et des accès routiers, la perte de la biodiversité vivante.

Les élus qui ont validé ce Scot devraient prendre conscience qu’année après année, la part des espaces montagnards où l’Homme n’est pas présent ne cesse de diminuer. L’homme a causé des dégâts irréversibles sur ces montagnes, le coût économique va être important pour revenir à la normale ou pour trouver un juste milieu entre économie et nature, la poursuite d’aménagement lourd n’est pas une décision sage digne d’un montagnard.

Le fait qu’il ne soit pas précisé que tous ces travaux devront se faire au prix d’aménagement lourd pour la protection contre les risques naturels (je pense notamment à l’aménagement de la Combe de la Creuse UTN7) des rangées de paravalanches, râteliers, gazex, câbles transporteurs d’explosifs et autres terrassements qui seront nécessaires pour installer toutes ces remontées mécaniques, sont autant de nuisance et d’investissements nécessaires au maintien d’une économie en sursis. Je qualifie donc l’industrie des sports d’hiver d’industrie en CDD (Contrat à durée déterminé), tout comme la biodiversité alpine qui disparaît peu à peu.

La semaine dernière, le Journal du Dimanche et France Inter ont accordé une tribune sur le sujet :

« Depuis 1930, en France, 584 stations de ski ont été construites, 168 ont fermées, cela fait 1/3, concurrence entre ¬domaines, endettements colossaux, investissements hasardeux, baisse de la fréquentation et enneigement aléatoire, tous ces facteurs condamnent en moyenne trois stations de montagne par an à ranger les skis. Le phénomène, qui a débuté en 1970, s'est accéléré depuis une vingtaine d'années, les exemples sont nombreux et lorsqu’une station de ski meurt, on n’en entend plus parler, elles deviennent des stations fantômes. »

Ne serait-il pas temps de penser à la diversification et à la reconversion de cette économie hivernale si l’on veut la maintenir ?

Si l’on reprend les quelques grandes lignes de ce chapitre, l’objectif est de stimuler l’économie, de rester compétitif face aux autres stations, et d’attirer une clientèle internationale (UTN 1 à UTN 8) principalement avec des extensions de domaine et des liaisons entre Manigod-Grand- Bornand et La Clusaz.

Or, pour 80% des liaisons proposées, elles se situent en dessous de 1400m d’altitude, la plupart sur des versants sud, évidemment l’emprise au sol est considérable et nécessitera un autre aménagement pour accéder à ces liaisons dont la pérennité en période hivernale au vu des températures actuelles est plus que compromise. Avec une projection a +3°C d’ici 2040 tout ce projet de Scot UTN Tourisme semble plus que risqué.

Nos stations de La Clusaz et du Grand-Bornand répondent à la demande d’une certaine forme de clientèle, leurs identités respectives leurs permettent de sortir des standards des stations de ski « Dysneylandisé » à l’Américaine et leur a permis durant ces années de construire une présence marketing forte et authentique grâce à des paysages grandioses, un pastoralisme et une situation géographique avantageuse « entre lac et montagne », c’est un atout qu’aucune station des Alpes ne possédant, notre territoire est touristique même sans installations.

Si on veut attirer une clientèle internationale, il est primordial de commencer par revoir notre façon de communiquer à l’international : Personne ne connaît les Aravis, La Clusaz ou Le Grand- Bornand en dehors de la France, la ville la plus connue étant Annecy.

La seule façon de développer la clientèle à l’internationale est de développer la Synergie autour d’une marque comme « Annecy Mountains » en fédérant les différents acteurs autour d’un secteur géographique plus attractif et disposant d’une offre plus large et diversifiée sur 4 saisons.

Nos 3 propositions en matière de Tourisme qui ont du sens aujourd’hui sont les suivantes :

1/ Regroupement sous la forme d’un Parc Naturel des Massifs et Territoires des Bornes- Bauges-Aravis
C’est à mon sens le projet le plus porteur en matière de communication et de marketing à l’international car il offrira à tous les acteurs et à tout le territoire une valeur ajoutée forte et pérenne sur les prochaines années, mais aussi pour les générations futures.

Les exemples de « success story » en la matière sont nombreux dans le monde : Parc National du Yosemite, de Yellowstone aux USA, Parc Naturel du Costa Rica etc.
Dans certains pays, les entrées dans les parcs sont payantes... ce qui responsabilise les gens. Répercussion importante sur l’agrotourisme, pastoralisme, cyclotourisme, géo tourisme etc. L’artisanat n’en serait que plus valorisé, en poussant cette étude plus en détail vous vous apercevrez que ce projet amènera sur notre territoire des opportunités économiques et retombées insoupçonnées.
C’est en se démarquant et en affirmant sa différence face aux autres stations que les stations Aravis garderont leurs croissances, et non en copiant nos « voisins »

2/ Création de refuges-gîtes d’altitude gardés (50 places à 70 places) 4 saisons, tour ou traversée des Aravis- Bornes-Annecy

Il n’existe aucune organisation ou de cohérence en matière de refuge gardé été/hiver dans les Aravis, il faut imaginer un réseau de Refuges (Peut-être 5 ou 6 à minima pour débuter) pouvant être utilisés pour la création de circuit pédestre, raquette, vtt ou ski de randonnée permettant une immersion dans les montagnes des Aravis. Ce projet permettrait à tous les pratiquants (même les non-skieurs) sur 4 saisons de parcourir nos massifs.

En termes d’emplois - suivant la taille et les périodes d’ouvertures - ce projet face au Mont-Blanc est un succès assuré puisqu’il permettra à tous de profiter de la montagne de façon douce.

Les exemples sont nombreux : En Autriche dans le Parc du Stubai, derrière la station de Solden, un vaste réseau de refuges permet aux skieurs de parcourir les montagnes, certains itinéraires sont préparés et damés pour faciliter l’accès, le confort est total même pour les enfants.

Si l’on raisonne en termes d’emplois et de lits, cela permettrait de créer une nouvelle économie pérenne sur 4 saisons et un atout de plus pour le territoire.

S’agissant des emplois créés, directs ou indirects, nous sommes bien au-delà de 2 clubs Meds dont la saisonnalité sera un fardeau.

3/ Mobilité : Rail et train Annecy-Aravis, le train permettant de partir d’Annecy allant jusqu'à Morette-Thônes existait auparavant.

Aujourd’hui, la route d’accès dans les Aravis est saturée, cela génère d’énormes quantités de CO2. De plus en plus d’Annéciens réclament des solutions de transport en commun. Cette option est clairement à étudier.

A l’image de station Suisse comme Zermatt ou Interlaken, le train serait en plus d’être d’utilité publique pour les habitants, une attraction unique au monde et accessible depuis Genève grâce au Léman Express.

Par ailleurs, ce Tramway par son exploitation, sa création et son développement sera générateur de milliers d’emplois.
Ces propositions peuvent vous paraître inutiles ou irréalisables, mais d’ici 20 ans l’avenir donnera raison à ces propositions que les habitants des vallées commencent à proposer.

Tous cela à plus de sens et est bien plus résilient et utile pour les générations futures que des pistes de ski enneigées artificiellement.

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à la présente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire-enquêteur, en l’assurance de mes sentiments dévoués.
Jérémy JANODY-
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2497 (Web)
Par Jean-François ZYGEL(👉Pianiste, Improvisateur, Compositeur)
Déposée le 8 janvier 2020 à 16h43
Très vivement inquiet par ce projet dont l'épais et verbeux jargon masque une réalité beaucoup plus triviale, qui risque fort de saccager ce magnifique territoire, malgré les déclarations d'intention, à contre courant des préoccupations actuelles concernant le paysage et l'écologie.
Pianiste, compositeur, animateur sur France Inter ("La Preuve par Z") et sur France Télévision ("Les Clefs de l'orchestre", "La Boîte à musique"), je joue régulièrement dans la région, très récemment en duo avec André Manoukian à Clermont-en-Genevois, en soliste avec l'orchestre des Pays de Savoie à Annecy et à Divonne-les-Bains, et plus particulièrement dans le cadre du Festival Musique à Beauregard.
J'ai ainsi, l'an dernier, au cours d'un récital, improvisé au piano sur des thèmes locaux : la montagne, le ski, les cloches de vaches, le reblochon, le parapente, les marmottes, etc. L'église de La Clusaz était pleine à craquer, et j'ai senti combien le public était sensible à ces évocations musicales de son environnement. Ce patrimoine, dont les gens sont si fiers, est un bien précieux.
J'ai aussi pu admirer pendant ces quelques jours les paysages remarquables du plateau de Beauregard ainsi que les points de vue spectaculaires sur les Aravis et le Mont Blanc. Je n'imagine pas ces lieux profondément altérés par des liaisons de télécabines et autres, apportant une terrible pollution sonore et surtout visuelle dans ce petit paradis.
Pensez bien à ces choses si belles mais si fragiles lorsque vous lancez les développements lourds prévus dans le nouveau SCoT. Dans son état actuel, ce serait une catastrophe pour ce territoire.
Jean-François Zygel
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2813 (Web)
Par Jeunes Agriculteurs de Thones
Déposée le 8 janvier 2020 à 23h03

Monsieur,
Je m’exprime en tant que président des Jeunes Agriculteurs de Thônes. Cette association qui regroupe les jeunes agriculteurs de moins de 35 ans Elle a aussi vocation à représenter l’activité agricole du Pays de Thônes. Nous estimons donc avoir toute légitimité à porter un avis sur le SCOT Fier Aravis arrêté. Cette avis a été discuté lors d’une rencontre de nos adhérents

L’agriculture du Pays de Thônes est une agriculture très dynamique, sans équivalent en zone de haute-montagne : 175 exploitations sur 12 communes dont 135 en lait sans double activité. Ces exploitations transforment le lait à la ferme très majoritairement en fromages AOP et IGP
emblématiques (Reblochon de Savoie, Abondance, Chevrotin, Tomme de Savoie, Raclette de Savoie) ; elles contribuent à une filière de commercialisation intégrant plusieurs entreprises ou coopératives d’affinage locales. Cette agriculture, si elle bénéficie évidemment du tourisme, est aussi un facteur essentiel d’attractivité : attachée aux traditions et à ses spécificités, très présente dans les alpages, elle participe aussi à la plupart des animations et événements. Nous avons donc été particulièrement surpris que cette révision du SCOT se fasse sans consultation de la profession agricole alors que de nombreuses dispositions impactent particulièrement les espaces agricoles (emprises définitives et temporaires) et l’activité agricole (augmentation de la fréquentation des espaces) . L’ambition en matière de développement touristique (8 UTN !), alors que nous avons déjà un sentiment de saturation, nous inquiète particulièrement. La réalisation de ces projets fragiliserait de nombreuses exploitations qui n’auront plus la possibilité de respecter les cahiers des charges des AOP
(obligation de pâturage- utilisation de fourrages locaux - taux de chargement, recours aux intrants limités...) .
L’agriculture pourrait pourtant être une chance pour la reconversion touristique du territoire, inévitable dans la perspective du changement climatique, à condition de la préserver dès maintenant en appliquant le principe ERC édicté par le décret de compensation agricole, EVITER, REDUIRE, COMPENSER.

Nous prenons comme une forme de mépris de notre activité l’absence de référence à l’impact que de tels projets pourraient avoir sur les exploitations agricoles et l’agriculture, tout comme l’affirmation plusieurs fois renouvelée qu’il n’est pas prévu de compensation.
Par ailleurs, le rapport de présentation minimise la qualité des espaces d’alpage ; rappelons que ces surfaces qui représentent plus des 2/3 des surfaces agricoles sont indispensables à nos exploitations ; ce sont aussi ces surfaces qui permettent la cohabitation en limitant les nuisances réciproques entre agriculteurs et résidents. Le SCOT avait inscrit comme principe que ces espaces devaient être préservés dans leur ensemble ; d’ailleurs, partant de ce principe que les alpages étaient tous stratégiques, le travail de définition des zones stratégiques n’avait pas été effectué sur les secteurs d’alpage.
Nous demandons que l’appréciation du potentiel fourrager soit faite selon une échelle adaptée au territoire, en vallée et en alpage : pour nous, des surfaces parfaitement mécanisables, comme à la Joyère, même si leur potentiel est limité par l’altitude, doivent être considérées comme des surfaces de bonne qualité.

En l’absence de détails et d’étude d’impact sur les 8 UTN, nous émettons un avis défavorable , nous considérons que trois UTN au moins, sont particulièrement impactantes et devraient être abandonnées :
- L’UTN de la Joyère au Grand-Bornnad qui touche des terres de bonnes qualité, essentielles pour une exploitation qui vient d’y investir pour mettre aux normes et rendre fonctionnel le chalet d’alpage ; de plus la création de logements touristiques va changer complètement la nature de la zone rendant difficile une activité pastorale avec des laitières ;
- L’UTN du Crêt Saint Jean à Saint-Jean-de-Sixt, qui touche une zone agricole stratégique et des terres de vallée de très bonne qualité ;
- L’UTN des Chenons à la Clusaz qui prévoit un front de neige incluant 5ha de terres de bonne qualité. Au-delà de la question des UTN, nous émettront également les remarques suivantes :
- L’extension des golfs du Grand-Bornand et de la Clusaz et la liaison des 2 golfs concernent des surfaces agricoles de bonne qualité qu’il faudrait impérativement préserver.
- Compte-tenu de la petite taille des parcelles agricoles sur ce territoire (en vallée, les îlots culturaux d’un demi hectare sont déjà de grandes parcelles), nous demandons que soit considéré comme des dents creuses uniquement les espaces interstitiels de moins de 2500m2. En conséquence, les espaces interstitiels de plus de 2500m2 seront à comptabiliser dans la consommation foncière en extension.
- De même, le DOO devra préciser que devront être comptabilisés dans la consommation foncière en
extension, les équipements publics, de loisirs et de stationnement.
- Le DOO devra préciser que les PLU devront attacher une attention particulière à la préservation de la fonctionnalité des bâtiment agricoles (et pas seulement des sièges) en précisant une distance maximale de rapprochement des tiers au moins égale à 50 mètres pour les exploitations au RSD et 100 mètres pour les ICPE, ainsi qu’un angle d’ouverture vers les espaces agricoles au moins égal à 120°.
- Le DOO devra garantir qu’aucune compensation environnementale ne sera faite sur des espaces agricoles. En conséquence, une approche environnementale minimale devra être faite pour s’assurer que cette disposition est compatible avec les projets proposés.

Nous sommes à votre disposition pour toute précision et espérons que nos remarques pourront faire évoluer favorablement le projet au bénéfice du territoire et de son avenir, Nous vous prions d’agréer, Monsieur, nos sincères salutations.
Le président
Tristan Suize
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2554 (Web)
Par Olivier Thevenet (👉 Rédacteur en chef Alpes Magazine)
Déposée le 8 janvier 2020 à 18h51
Monsieur le commissaire enquêteur,
A la lecture du projet de Schéma de cohérence territorial Aravis-Fier, je me suis posé une question : pourquoi vouloir toujours plus alors que nous avons déjà tout ? Ce document renvoi l’image d’une personne malade d’obésité qui continue à se goinfrer jusqu’à plus faim, jusqu’à sa fin. Comme si continuer à « dévorer » ce territoire n’était que la seule et unique solution envisageable pour sa survie…Ce Scot me semble être, et particulièrement dans son volet touristique, un triste bras d’honneur à l’époque dans laquelle nous vivons. Un bras d’honneur aux générations futures qui devront gérer, tant bien que mal, ce lourd héritage laissé par des décideurs qui, visiblement, vivent dans un autre monde, un autre temps. Comment est-il possible, en 2020, de sortir un document engageant tout un territoire pour une décennie sans même consulter la population ? Comment est-il possible aujourd’hui d’envisager de sacrifier autant d’espaces naturels remarquables (Danay, Creuse, Beauregard, Joyère…) pour quelques kilomètres de pistes de ski en plus ? Comment dans les Aravis, territoire si marqué par la culture, l’histoire et l’empreinte de l’agriculture de montagne, on arrive à proposer un Scot contre lequel se dresse toute la profession agricole ? Tout ça pour quoi ? Se battre dans la cour des « grands » du tourisme mondial ? Attirer une clientèle internationale d’instagramo-narcissiques qui viendront ici comme ils vont ailleurs et qui consommeront ce lieu sans même prendre la peine de le connaître alors que les Aravis ont la chance d’avoir une clientèle fidèle et passionnée.
Ce Scot est (ou était) une chance de proposer un projet d’avenir pour les Aravis, un projet exemplaire même si, il faut bien en convenir, s’engager sur la voie d’un développement durable des territoires de montagne est un défi de taille. Mais l’ambition ne se mesure pas qu’aux aménagements lourds et réfléchir à un autre mode de développement, tout simplement plus raisonnable, ne veut pas dire ne pas se développer du tout. J’ai eu la chance de naître et de grandir à La Clusaz, mes parents y vivent encore ainsi qu’une partie de ma famille, et quelques uns de mes ancêtres sont enterrés dans ce cimetière aujourd’hui bordé de résidences de tourisme. A leur façon et à leur mesure, mes « aïeuls » ont participé au développement touristique de ce qui n’était alors qu’un petit village de montagne, ils l’ont fait me semble-t-il avec la préoccupation de l’intérêt général, celle de toute une communauté montagnarde. Les Aravis ont la chance d’être encore un territoire à haute valeur ajoutée paysagère, culturelle, naturelle et humaine. Peut-être est-il encore temps de s’en rendre compte et de ne pas tout sacrifier sur l’autel d’une ambition démesurée dont les bénéfices ne ruissèleront certainement pas là où ils devraient…
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2863 (Web)
Par Pierre Tardivel (👉Guide et skieur extrême)
Déposée le 8 janvier 2020 à 23h46
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
J’exprime ici mon total désaccord avec l’ensemble de ce SCOT.
J’habite depuis toujours Annecy, et suis Guide de Haute-Montagne, Accompagnateur en Moyenne Montagne, membre de la LPO et de l’ASTERS. Depuis 40 ans, je fréquente assidûment le Massif des Aravis, professionnellement ou en amateur. Avec plus de 1000 sorties dans ce coin, je pense bien le connaître : ski de piste, ski hors-piste, ski extrême, ski de randonnée, escalade, via ferrata, ski de fond et nombreuses séances d’observation de la faune sauvage.
Les projets de ce SCOT sont extrêmement critiquables, et critiqués par 95% des gens qui se sont exprimés. Je ne développerai pas les arguments déjà évoqués par des centaines de personnes, mais je les approuve totalement et les liste ici :
- Grande pollution visuelle des Clubs Med, des remontées mécaniques de la Combe de la Creuse, des 3 télécabines du Danay, du télé Thônes-Beauregard et de l’équipement du versant est du Mont Lachat.
-Saturation des remontées mécaniques et des villages à cause de la nouvelle clientèle des Clubs Med.
-L’absurdité d’une nouvelle piste en plein soleil, versant sud-est du Lachat : cette zone est souvent déneigée et nécessitera énormément d’eau pour la neige artificielle (à condition qu’il fasse froid !)
-Les ressources en eau de la région sont insuffisantes pour supporter 3000 lits en plus et les nouveaux réseaux de neige artificielle.
-Ces projets sont très coûteux et le prix des forfaits va fortement augmenter : une partie de la clientèle locale n’aura plus les moyens de skier sur ces domaines.
-La Combe de la Creuse est fréquentée et appréciée toute l’année par les randonneurs, skieurs hors-piste et skieurs de randonnée. L’équipement de cette combe est une véritable spoliation du bien public.
Je voudrais insister sur certains points qui ont peu été évoqués :
-L’arrivée des 3 télécabines du Danay est prévue en pleine zone humide, au nord-ouest de la Tête du Danay, à 1560m d’altitude. Il y a là plusieurs mares, visibles sur la carte IGN. Mais les conseillers municipaux s’en moquent. Les 3 télécabines du Danay impliquent la destruction de 7 kms de nature, essentiellement en forêt. Et le télé Thônes-Beauregard fait 6 kms. Les tranchées dans la forêt sont d’au moins 15m de large.
-Les nouveaux télécabines, très onéreux, ne seront pas rentables, car insuffisamment utilisés : Les gens qui veulent skier à la Clusaz ou au Grand-Bornand ne prendront certainement pas le télé de Thônes, car il les éloigne trop de leur destination. Les gens qui viennent skier au Grand-Bornand ne prendront certainement pas le télé de St Jean de Sixt, car il y a seulement 2,5 kms entre ce nouveau parking et les remontées actuelles du Grand-Bornand. Et les gens qui veulent skier à la Clusaz ne prendront certainement pas le télé de St Jean de Sixt, car il y a seulement 2,5 kms entre le rond-point de St Jean de Sixt et l’entrée de la Clusaz. Tous ces skieurs préfèreront prendre leur voiture plutôt que de passer des heures dans une télécabine (en début + en fin de journée). De plus, les touristes qui viennent pour plusieurs jours iront en voiture jusqu’à leur hôtel : il est inconcevable de transporter ses valises dans les télécabines, puis à pied dans la station. Et bien sûr, les non skieurs ne prendront jamais les télécabines car ils vont ailleurs : Confins, col de la Colombière, vallée des Troncs, Col des Aravis … Je pense qu’aucune étude de marché n’a été réalisée sur ce point.
-L’installation du téléski de la Combe de la Creuse vers les Parossaz, pour liaison avec la Combe de Torchère est un projet démentiel : c’est un hors-pistes très connu, et on ne voit pas comment c’est techniquement possible, à moins de faire une tranchée de plusieurs dizaines de mètres de profondeur dans la montagne. En effet, lorsqu’on monte à pied depuis Torchère, on doit franchir une pente de 50m à 45 et 50° ! De l’autre côté, pour descendre sur la Creuse, c’est une pente soutenue à 40 et 45° sur 200m. Une piste noire ne doit pas dépasser les 35°. Cette piste et un téléski sont impensables ici, à moins d’un gigantesque massacre de la montagne.
-Le volet perturbation de la faune a lui aussi été complètement occulté : La pose d’un télésiège à la Porte des Aravis, en haut de la Combe de la Creuse, va générer des centaines de descentes hors-pistes vers le Col des Aravis (voir photos en annexe). Le versant sud de l'Aiguille de Borderan et de la Porte de Aravis, appelé "Adroit des Aravis", est une énorme réserve de faune. Depuis le pied des falaises jusqu'à la route du Col des Aravis, des centaines de Chamois, chevreuils et Bouquetins viennent chercher leur nourriture lorsque les autres versants sont trop enneigés. Cette zone de quiétude est essentielle à leur survie. Au niveau des falaises, Aigles Royaux, Faucons Pèlerins et Gypaètes sont présents toute l'année. A mi-pente, on trouve des Bartavelles. Ces espèces sont rares, sensibles et protégées. Les chamois sont souvent visibles depuis la route, mais très craintifs, ils restent assez loin des hommes. A leur vue, ils s'enfuient et dépensent beaucoup d'énergie. Fatigués par le rut, un début d'hiver très enneigé peut leur être fatal, car ils ne trouveront pas assez de nourriture. Le gypaète couve de Janvier à Mars, et c’est l’époque où il y aura ces descentes hors-pistes. Sans cesse dérangés par de nombreuses descentes à skis à grande vitesse, ces espèces sensibles devront partir, voire mourir.
-Pour diminuer le trafic automobile dans les villages, je trouve plus judicieux de construire des grands parkings en haut d’Annecy le Vieux, à l’entrée de Thônes et à Saint-Pierre en Faucigny, où les gens pourront emprunter toutes les heures de nombreuses navettes, qui coûteront moins cher et seront plus écologiques que toutes les remontées mécaniques prévues dans le SCOT.
- Je voudrais terminer sur le fait que les communes ne tiennent absolument pas compte de la grande évolution du ski de randonnée, de la raquette et de la randonnée pédestre, qui ont pourtant plus d’avenir que le ski de piste : pas de parking au bout de la vallée des Troncs (pour aller vers la Pointe Percée), parking insuffisant au terminus déneigé de la route du Col de la Colombière, parking insuffisant au Col des Aravis… Donc les gens se garent n’importe comment le long de la route et reçoivent parfois des amendes ! Et je répète à mon tour que les gens ne viennent pas dans les Aravis pour aligner des kilomètres de pistes, mais pour profiter des montagnes sauvages et préservées !
Monsieur le Commissaire Enquêteur, j’espère que vous saurez faire entendre aux élus ce plébiscite pour la nature, afin que les habitants ne souffrent pas de ces mauvais choix dans 10 ou 20 ans, lorsqu’il n’y aura plus assez de neige.
Cordialement, Pierre Tardivel.
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10 months ago

Protégeons la Joyère

👉 70% des observations ne sont PAS anonyme sur le registre dématerialisé 👇
Sources des données : drive.google.com/open?id=1_S8XxNfORxHOyLsja1WtJF6vNNy8NVcL
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10 months ago

Protégeons la Joyère

👉 L'analyse des 2 889 commentaires du registre d'observation : 95% des observations sont globalement défavorable aux UTNs 👇
Sources des données : drive.google.com/open?id=1_S8XxNfORxHOyLsja1WtJF6vNNy8NVcL
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°1132 (Web)
Par Fabienne Grebert (👉 Conseillère Régionale Auvergne Rhône-Alpes)
Déposée le 1 janvier 2020 à 12h56
Monsieur le Commisseur Enquêteur,
Je me permets en tant que conseillère régionale, de vous faire part de mes remarques concernant le projet de Schéma de Cohérence territoriale Fier Aravis. Ce projet ne me semble pas soutenable à plus d’un titre.
L’an dernier le maire de La Clusaz s’est manifesté pour rationner l’eau quelques jours avant le début de la saison d’hiver et alerter sur les risques de conflit d’usage entre l’eau potable et la neige de culture.
Le réchauffement climatique n’échappe à personne et les prévisions de réduction de l’enneigement dans les années qui viennent font peser de larges menaces sur la pérennité des stations à moins de 2000 m d’altitude. En France, des travaux de recherche ont récemment été menés à ce sujet, associant le Centre d’études de la neige (CEN) et le Laboratoire écosystèmes et sociétés en montagne (LESSEM). Samuel Morin, directeur du centre d’études de la neige et membre du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), signalait que, dans le scénario climatique RCP 8.5 (si l’humanité continue à produire les mêmes émissions de gaz à effet de serre), « il ne resterait plus aucun domaine skiable offrant des conditions de neige naturelle fiable en 2100 » A ce jour, les émissions de CO2 mondiales ne font qu’augmenter .
La perte de la biodiversité est aussi significative et le rythme d’artificialisation des terres n’est pas compatible avec l’habitabilité de notre territoire et pourtant les élus prévoient dans ce SCOT un besoin d’artificialisation des terres de 130 ha pour satisfaire juste à la demande de logements (page 24 du rapport de présentation du SCOT). Ces prévisions sont incompatibles avec le Plan Biodiversité du Gouvernement de 2018 et en contradiction avec le SRADDET qui a été voté par la Région le 19 décembre dernier et qui prévoit une trajectoire vers 0 artificialisation nette à horizon 2050.
Ce SCOT est d’autant plus incohérent qu’il se base sur une pérennité du modèle économique existant à travers le développement du ski et l’attractivité d’une clientèle internationale haut de gamme, incompatible avec la trajectoire des accords de Paris qui impose une réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 à près de 80% (développement du trafic aérien, infrastrcutures, …)
Deux complexes sont particulièrement choquants
- 1500 lits chauds sur le secteur des Chenons à proximité de Balme complexe haut de gamme
- 40000 M² de complexe touristique à la Joyère au Grand Bornand soit 1100 lits + 400 lits pour les Saisonniers
Ces complexes haut de gamme sont positionnées à des endroits qui vont favoriser le développement de la pratique de ski alpin et s’accompagne d’une croissance des domaines skiables avec le franchissement du Danay par des remontées mécaniques et la destruction de ce domaine naturel qui était jusqu’alors réservé à la pratique de la randonnée et du ski de fond. Le projet prévoit aussi l’aménagement du Mont Lachat sur le domaine Grand-Bornand et de remonter sur le sommet de la vallée du Maroly.
Ces choix stratégiques sont d’autant plus incompréhensibles qu’ils vont conduire à un accroissement du trafic routier alors que les infrastructures sont déjà saturées. A part la liaison par téléphérique entre Thônes et le plateau de Beauregard, aucune mesure n’est prévue pour limiter le trafic et engager des modes de transports collectifs depuis Annecy ou la Vallée de l’Arve. Le détournement du centre-ville de Thônes ne peut constituer une réponse à cet accroissement du trafic, une nouvelle voie routière accélérant toujours la création de trafic supplémentaire.
La révision de ce SCOT aurait pu être l’occasion d’une réorientation des activités touristiques et l’accélération d’un tourisme 4 saisons. Or les UTN prévues pour des classes découvertes ou le tourisme 4 saisons ne permettent pas d’augmenter les capacités d’accueil. Aucune analyse n’est portée sur le nombre de lits froids et aucune mesure n’est prise pour leur réhabilitation ou leur réaffectation à des logements permanents.
Les zones d’activités qui font l’objet d’une extension le sont au profit notamment d’activités liées au bois. Cette ressource abondante aurait pu être mieux valorisée et s’accompagner d’infrastructures ad hoc.
En final, ce projet n’est absolument pas en phase ni avec les réglementations, ni avec les documents d’urbanisme prescriptifs. Il ne répond pas aux enjeux environnementaux qui menacent l’habitabilité de la planète, ni aux enjeux d’équité d’accès des infrastructures touristiques au plus grand nombre et ne tire sa légitimité que d’une volonté d’accélération du développement économique au profit de grands entreprises touristiques internationales.
Nous espérons vivement que vous émettrez un avis négatif à ce projet et je me tiens à votre disposition pour échanger de vive voix à ce sujet. Veuillez recevoir, Monsieur le Commisseur Enquêteur, l’expression de mes salutations distinguées.
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎Observation n°2873 (Web)
Par Stéphane VITTOZ (👉Directeur du club des sports de La Clusaz)
Déposée le 8 janvier 2020 à 23h53
Bonjour,
Suite à la mise en place de l'enquête publique concernant le SCOT Fier-Aravis et en tant qu'enfant du pays, il me semble important d'apporter une contribution à cette enquête publique. En toute honnêteté, je n'ai pas eu le temps de lire dans les détails le contenu de celle-ci (il ne me reste plus que quelques minutes), mais j'ai pu participer à la réunion d'information publique en juillet à la Clusaz et ai consulté les grandes lignes de cette enquête.
Malgré ce que certaines personnes écrivent, tout n'est pas à bannir, fort heureusement. Cependant, certains points développés dans cette enquête m'interpellent par rapport aux projets d'avenir, 2 exactement.
Tout d'abord, par rapport aux déplacements internes au sein du territoire, aussi bien pour les locaux qui travaillent dans la zone que pour les personnes de plus en plus nombreuses pour qui ce territoire est un terrain de jeu (été comme hiver, 4 saisons devrais-je dire). Les dernières vacances de Noël et de fin d'année 2019 étant un exemple riche en enseignement. Certes, ces flux de population génèrent une activité économique très importante qui nous fait vivre, mais comment faire pour limiter ces volumes inconsidérables de véhicules dans nos stations. Certes, il y a cette idée d'ascenseur valléen proposé au départ de Thônes en direction du sommet de Beauregard. Mais pourquoi emmener les personnes au sommet des montagnes alors que ce type de transport serait plus profitable en fond de vallée avec un départ à Thônes, des gares intermédiaires aux Villards / Thônes et à Saint Jean de Sixt et arriver au cœur des stations de la Clusaz et du Grand Bornand. Ceci permettrai en même temps d'assurer une liaison La Clusaz <=> le Grand Bornand en passant par Saint Jean (et non le sommet du Danay) et ainsi de transporter facilement aussi bien les personnes qui travaillent dans ces différents sites ou stations. L'exemple de la réussite des transports de la coupe du monde de Biathlon du Grand Bornand prouve que les personnes prennent facilement les systèmes de transports publics si ceux-ci fonctionnent avec des rotations importantes. Ainsi, si ces liaisons "inter villages" voient le jour (il y a des financements pour monter à Beauregard, ces mêmes financements doivent surement être transposables en fond de vallée), il est important pour une utilisation optimale par un maximum de personnes que ces appareils fonctionnent avec des plages horaires importantes (7h le matin à 22h le soir) avec l'avantage de mettre plus ou moins de cabines en fonction de l'affluence, c'est le principe des métros dans les grandes villes.
Le 2e point qui m'interpelle concerne les possibilités offertes par le SCOT de développer de nouveau secteur pour le ski en altitude (combe de la Creuse et face Nord du Danay - côté Grand Bornand). Ne devrions nous pas développer l'existant en l'améliorant et laisser des zones "vierges", n'oublions pas que beaucoup de personnes qui viennent dans nos montagnes viennent pour ce côté "nature" qui nous est offert. Plus de 3 français sur 4 vivent en zone de forte urbanisation et sont à la recherche de ces zones de pleine nature que notre milieu naturel offre. J'ai u la chance de voyager un peu et de me rendre compte que notre territoire et juste magnifique, faisons attention de ne pas le saccager. Dans cette même lignée, il y a ces zones de développement de forte activité (la Joyère au Grand Bornand et les Chenons à la Clusaz), ne serait il pas judicieux de mettre en place une politique d'incitation à l'amélioration de l'habitat existant et a mise sur le marché des lits froids par un système d'allègement des taxes pour les hébergeurs jouant le jeu (ou inversement une hausse des taxes pour ceux qui ne veulent pas jouer le jeu).
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma contribution.
Bien cordialement.
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10 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Observation n°2880 (Web)
Par Cécile Sylvestre-B
Déposée le 8 janvier 2020 à 23h56
M. le commissaire-enquêteur,
Hier, j’ai laissé voter la révision du SCOT comme élue, parce que tout a été très vite, parce que, comme les habitants des Aravis, je n’ai pas été réellement informée, parce que le titre ronflant du SCOT était en lui-même rassurant, parce que je n’ai pas eu le temps nécessaire à la recherche et la réflexion. J’ai failli à mon devoir, à mes convictions.
Aujourd’hui, décidément NON, je ne peux pas ne pas parler, soutenir un projet INCOHERENT pour beaucoup des raisons évoquées précédemment. Nos décisions d’aujourd’hui dessinent demain. Et moi, je souhaite une vision discutée, partagée, créée ensemble pour notre vie quotidienne dans les montagnes, et même pour accueillir humainement voyageurs, visiteurs, sportifs, …Protégeons les richesses que nous avons, apprenons à nous rencontrer, laissons-nous façonner par la montagne et non l’inverse ! J’espère que les décisions qui suivront seront constructives et résilientes.
Merci à tous les contributeurs
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11 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎
Observation n°2645 (Web)
Par Candide Thovex
Déposée le 8 janvier 2020 à 21h15
Tout a été dit.
Comme toute la population, je suis CONTRE ce projet.
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11 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎 Tous les soirs, nous vous proposons une observation intéressante, en ce premier soir Bruno Peyron, célèbre navigateur ⛵️⛵️⛵️
Observation n°2831 (Web)
Par bruno peyron
Déposée le 8 janvier 2020 à 23h14
Bravo a tous ! Tout a été dit !
Je n’habite pas la région , je ne suis pas montagnard , je suis navigateur et piètre skieur ,,, mais j’aime a penser que parfois , l homme peut protéger quelques équilibres et ne pas commettre l irréparable
La première fois sur les Aravis vers 1960 , ( descente de "la ruade" a minuit a 5 ans avec quelques tonneaux ,,, on s ‘en souvient 🙂
j’y reviens régulièrement avec bonheur précisément parce que les sites ont su jusqu’a présent trouver un fragile équilibre entre économie , ruralité , environnement et préservation d un patrimoine naturel exceptionnel
Inutile de répéter ce qui a été dit de toutes les manières possibles avec beaucoup d intelligence et de modération … juste remarquable
Après tous ces commentaires , dont certains d’une qualité exemplaire , je ne peux que m associer a l immense majorité qui développe un avis défavorable a ce projet qui n‘a aucun sens et qui est d une autre époque , heureusement révolue
Je ne vois pas comment des élus de terrain , dont certains ont déjà regretté leur décision , engagés de manière sincère dans le débat public pour le bien de tous et de leur territoire pourront expliquer a leurs enfants et petits enfants ce qu ils ont laissé faire alors qu ils avaient le pouvoir absolu de protéger un bien commun inestimable
En dehors d une faute de sens , une faute écologique et une faute économique , ce serait une faute morale que notre époque n accepte heureusement plus
En toute honnêteté , je veux croire que la justesse et la bienveillance de la grande majorité des propos tenus ici permettront de revenir a la raison et je suis quasiment sur que ce sera le cas
S il restait le moindre millimètre de doute a ceux qui ont la lourde charge d ‘écrire l histoire future des Aravis … Rendez vous sur le plateau de Beauregard lors de la prochaine pleine lune , dès qu elle sortira du massif du Mont Blanc … On en parle in situ si besoin … le silence fera le reste !
Ou pour ceux qui préfèrent la musique classique ( pas antinomique ) ... un concerto pour piano lors du festival de musique du plateau de Beauregard
Le résultat sera le meme … On reviendra sur terre
Bruno Peyron
(navigateur)
PS : la prochaine question sérieuse sera:
« quel est l ' avenir de notre territoire a 50 ans et non a 5 ans ? ,,, sans neige »
Ce sera l heure des « visions » … pas des « divisions »

👉Parfaitement claire, merci Bruno!
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11 months ago

Protégeons la Joyère

❓Et maintenant, que se passe-t-il après l'enquête publique?

👨‍🏫 Un peu de lecture pour comprendre les prochaines étapes
qui attendent la révision du SCoT Fier-Aravis !

⏳Soyons patient... et restons en veille ! 🧐

📆 N'oubliez pas de noter la date dans l'agenda :
***********LE MERCREDI 22 JANVIER 2020**********

➡️ Prochaine rencontre du Collectif Fier-Aravis à Le Pêle Coworking à La Clusaz.
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11 months ago

Protégeons la Joyère

👉2 889 Commentaires : voici les termes qui ressortent le plus sur 493 938 mots publiés 😲!
Nous reviendrons rapidement avec un partage complet des observations du registre 😉
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11 months ago

Protégeons la Joyère

Le flyer de l'association 👉 pour nous soutenir c'est ici: www.helloasso.com/associations/preservons-la-joyere Nous mettrons tous les moyens nécessaires pour aboutir à l'annulation de ce projet. ... See MoreSee Less

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11 months ago

Protégeons la Joyère

🔎🔎🔎
Observation n°2092 (Web)
Par Nicolas Hulot
Déposée le 7 janvier 2020 à 16h57
Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Bien que n’habitant pas la région, je connais bien les Aravis et en particulier le Plateau de Beauregard pour y avoir séjourné plusieurs fois. A la lecture du nouveau Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) Fier-Aravis et des UTN qu'il propose, je porte à votre attention les observations suivantes:
Le point commun aux projets envisagés est qu'ils auront pour conséquence à court ou plus long terme des pressions difficilement supportables sur les diverses ressources du territoire : eau, espaces pastoraux et agricoles, qualité de l'air, etc.
Je note par ailleurs de fortes contradictions entre les objectifs affichés par le SCoT et les projets de développement qu'il contient.
Parmi ceux-ci, la création d'un village de vacances style Club Méditerranée semble difficilement compatible avec la préservation de l'environnement actuel.
De même, les projets d'aménagement du plateau de Beauregard, outre l’impact fortement négatif sur les paysages remarquables, font courir un risque inacceptable de sur-fréquentation, menaçant ainsi cette zone naturelle protégée depuis 1986 et classée Site Natura 2000 pour sa faune et sa flore. Ceci est en contradiction avec les objectifs mêmes du classement Natura 2000.

Les projets portés par le SCoT étant incohérents avec les orientations gouvernementales en la matière, je ne peux qu'émettre un avis défavorable le concernant.

Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, mes salutations distinguées.

Nicolas Hulot
Président d'Honneur
Fondation Nicolas Hulot

👉Source : www.registre-dematerialise.fr/1818/observations
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11 months ago

Protégeons la Joyère

👉 J-3 : PRENEZ LA PAROLE -> VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER POUR DONNER VOTRE AVIS 🗣et identifiez-vous !
C'est toujours ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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11 months ago

Protégeons la Joyère

😲😲😲
Observation n°1276 (Web)
Anonyme
Déposée le 3 janvier 2020 à 18h41
""Mea culpa
Je fais partie des élus qui ont voté cette demande de modification du ScOT Fier Aravis sans en avoir connu le contenu et les aboutissants, si ce n’est par un exposé très évasif et très incomplet lors d’une unique séance du conseil municipal durant laquelle nous avons dû voter instantanément, sans aucun recul, et parmi d’autres sujets traités. Je le regrette bien sûr amèrement. Je suis en colère envers moi mais aussi envers la manière dont cette demande d’approbation nous a été présentée. Au minimum, une réunion consacrée exclusivement à la présentation de cette révision du ScOT, aurait dû nous être proposée avec un vote la réunion suivante. Je ne pense pas être un cas isolé parmi tous les élus des communes de la CCVT car j’ose espérer que beaucoup d’entre nous sont opposés à cette demande de modification qui va, sur beaucoup de points, à l’encontre de nos aspirations, de la sauvegarde de la biodiversité et des ressources, de l’urgence climatique…
Face à une telle vague de mécontentement de la population lors de cette enquête publique, presque unanimement opposée à cette révision, j’ose espérer que le Président de la CCVT et les Maires, vont entendre ces messages, souvent très argumentés et prendre la mesure de cette situation qui pourrait vite devenir conflictuelle en cas de passage en force. Le Préfet a lui-même donné un avis défavorable au contenu de cette demande de révision du ScOT Fier Aravis." -> source www.registre-dematerialise.fr/1818/observations
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11 months ago

Protégeons la Joyère

👉 J-6 : PRENEZ LA PAROLE -> VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER POUR DONNER VOTRE AVIS 🗣et identifiez-vous !
C'est toujours ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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Protégeons la Joyère

👉 J-8 : PRENEZ LA PAROLE -> VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER POUR DONNER VOTRE AVIS 🗣et identifiez-vous !
C'est juste ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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Protégeons la Joyère

👉 J-9 : PRENEZ LA PAROLE -> VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER POUR DONNER VOTRE AVIS 🗣
C'est juste ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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Protégeons la Joyère

👉 PRENEZ LA PAROLE -> VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER POUR DONNER VOTRE AVIS 🗣
C'est juste ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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11 months ago

Protégeons la Joyère

Un événement à ne pas manquer ! ... See MoreSee Less

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11 months ago

Protégeons la Joyère

Incohérence territoriale dans les Aravis? ... See MoreSee Less

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11 months ago

Protégeons la Joyère

youtu.be/FACUCiVHMlw ... See MoreSee Less

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11 months ago

Protégeons la Joyère

Le collectif vous informe sur les objectifs du SCoT en matière d'aménagement touristique. 🏗 (4/8)

🕵️‍♂️ Si vous souhaitez vous informer, tous les documents sont sur le site de la CCVT. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'oeil aux avis de PPA (Personnalités publiques associées) : www.ccvt.fr/Dossier-d-enquete-publique-SCOT.html

🗣Vous pouvez donner vous aussi vos avis, s'ils sont argumentés, ils ont plus de poids. C'est juste ici > www.registre-dematerialise.fr/1818/observation
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11 months ago

Protégeons la Joyère

👉 Voici ce que la mairie du grand bornand a prévue sur le plateau de la Joyère : un Club Med sur 4,5 hectares.
Cela concerne des terres agricoles, des patrimoines mais surtout un environnement naturel dans un cadre unique..
Que faire ? Faites entendre votre voix et donnez votre avis en cliquant sur le lien #stopscotaravis
www.registre-dematerialise.fr/1818/observations
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11 months ago

Protégeons la Joyère

AU GRAND BORNAND LE PILLAGE DES RICHESSES NATURELLES S'ACCELERE !
UN DES PLUS BEAUX ALPAGES GOMMME PAR UN CLUB MED DE 1500 LITS !!!!

Quand donc s'arrêtera la mégalomanie et la fuite en avant du tout ski?
Combien d' alpages doivent encore disparaître pour que cesse le carnage ?
Le nouveau projet tenu secret par la direction du Grand Bo et éventé par hasard, prévoit un club Med de 1500 lits et de presque 5ha sur un des plus beaux alpages du Grand Bornand, le plateau de la Joyère ( en rouge sur la photo l' implantation du club Med). Avec pour conséquence des centaines de milliers de m3 de terrassement pour les 40 000m2 de surface de plancher, pour l'extension du réseau de la collecte des eaux usées, l'adduction d'eau potable pour les vacanciers mais aussi les spas et piscines, les travaux d'extension des accès etc... De plus comme cadeau de bienvenue offert par le bien commun, le réaménagement du front de neige situé par hasard au pied des futurs bâtiments.

Et que dire de l'exploitation agricole mitoyenne qui subira les contraintes désastreuses de la présence de ce complexe touristique d'un autre âge et de ses milliers de touristes, et, qui de facto se fera expulser à court terme par la pression du joug qu'imposera, il est certain, le club Med?

Et que dire des centaines de riverains qui subiront les nuisances d'une route communale élargie avec un trafic routier de grosse départementale?

Il y a danger imminent que cela se fasse rapidement et que le projet soit beaucoup plus avancé que ce que la mairie et la direction de la SAEM laissent entendre, confortant ainsi les sceptiques. A tous ceux qui doutent, sachez qu'il serait déjà prévu d'agrandir dès l'année prochaine le réservoir d'eau de la Joyère sous le prétexte fallacieux de pallier au manque d'eau du hameau de Lormay. Pour un projet hypothétique, bizarrement tout roule impeccablement pour le club Med.

N e nous trompons pas d'ennemi ! Plutôt que de vouloir éradiquer le loup à quatre pattes, il vaudrait mieux éradiquer les loups de la finance acoquinés avec ceux de la politique qui dévorent nos alpages et nos derniers espaces sauvages. Pour cela, ami, où que tu sois en France et en Navare, clique sur le lien et dépose ton avis dans les observations .https://www.registre-dematerialise.fr/1818

Pour voir poindre la lueur du futur et non la nuit d'encre glaciale de l' extinction, ami, aides moi s'il te plais, en faisant circuler l'info.

Le Génie des Alpages.
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